Archive des couriels envoyés depuis le 17 décembre 2025.

2025-12-20

Salut à tous,

Après cette semaine intense, nous méritons tous des vacances joyeuses, paisibles et reposantes (que nous méritions déjà bien avant tout ça). Je voulais juste partager une petite analyse, mais aussi pourquoi nous pouvons avoir espoir. Un espoir concret, pas juste des paroles.

Plusieurs d’entre nous se demandent si nos droits sont solides. La réponse est oui, et elle est inscrite noir sur blanc dans notre convention.

L’article 8-5.01 oblige le Centre de services à   »éliminer, à la source même, les dangers ».
La décision du mercredi a fait exactement l’inverse. Notre combat est donc ancré dans le respect du contrat qu’ils ont eux-mêmes signé.

L’article 8-5.03 prévoit que ces problèmes doivent être discutés avec nous par l’entremise d’un comité.
En agissant unilatéralement, la direction générale a contourné cette règle essentielle de dialogue.

Ça signifie que notre demande de sécurité n’est pas seulement légale, elle est aussi contractuelle. Nous sommes sur un terrain solide.

Le système de bouton a été testé, et ses failles sont criantes. Nous nous devons d’être prêt à présenter une réponse solide, en s’appuyant à la fois sur la loi (CNESST), sur notre convention collective et les témoignages de la réalité de notre établissement. La mobilisation de mercredi (historique!), qui a saturé les lignes de la CNESST, a été un signal extrêmement puissant. Il a été entendu. Au-delà du droit de refus et de la CNESST, nous avons un outil contractuel puissant, le dépôt d’un grief (plainte formelle pour violation de notre convention collective).

Regardons les derniers jours avec lucidité. Face à une décision précipitée et dangereuse, nous avons répondu par l’unité, la rigueur et la solidarité. Face au mépris des procédures, nous avons répondu par le strict respect de nos droits. Chaque appel, chaque refus, chaque témoignage est un acte de courage qui construit un dossier solide !
Notre force n’est pas dans l’épuisement, mais dans notre persévérance organisée. Notre espoir n’est pas juste une belle pensée, mais le résultat tangible de l’action collective et légitime que nous menons.

Un objectif !  Retrouver un environnement vraiment sécuritaire pour nos élèves et pour nous-mêmes.

Reposez-vous. Rechargez vos batteries. Notre plus grand atout, c’est notre équipe soudée et déterminée. Protégeons-nous les uns les autres, comme nous cherchons à protéger nos élèves.

Nous sommes une équipe. Nous sommes une famille. Et nous sommes dans nos droits.

Solidarité,

Auguste Caroni


2025-12-19

Salut à tous,

Je fais un rapide suivi suite à notre évaluation du nouveau système de sécurité installé aujourd’hui.

Le système se compose de deux éléments :

  1. Pour verrouiller une porte DE L’INTÉRIEUR vers l’extérieur :  Une puce à l’intérieur de la classe permet de verrouiller la porte. C’est le seul moyen actif de bloquer la porte.
  2. Pour tenter de verrouiller une porte DE L’EXTÉRIEUR vers l’extérieur :  Un bouton mécanique est installé à l’extérieur de la porte. Il faut le maintenir enfoncé en permanence pour empêcher l’ouverture de l’intérieur. Dès qu’on le lâche, la porte n’est plus bloquée.

Les éléments décrient plus bas sont des promesses faites sans preuve ou confirmation que ce sera fait avant la rentrée des élèves.

  1. Poignées de porte vérouillée de l’extérieur vers l’intérieur de façon permanente.
  2. Pour désactiver le verouillage actif (bouton mécanique) DE L’INTÉRIEUR :  Une clef qu’il faudra introduire dans une serrure et tourner à côté de la porte.
  3. Minuterie pour le bouton méchanique. Nous n’avons pas eu d’information sur le type (quantité de temps, temps ajustable, possibilité de remettre a zéro) de minuterie qu’ils pourront installer.

Le système testé (badge intérieur / bouton extérieur à maintenir) est non seulement inadéquat, mais il crée de nouveaux dangers. Son défaut majeur est de rendre impossible le verrouillage sécurisé et permanent d’une porte depuis l’extérieur, une fonction essentielle pour isoler une crise et protéger les autres élèves.

La « sécurité » n’est plus architecturale et passive, elle devient une tâche active, harassante et à faillibilité humaine (tenir un bouton). Ce système ne compense pas la perte de l’ancien. Il est objectivement inférieur sur tous les plans :  fiabilité, couverture des risques, praticité. Il s’agit là d’une claire violation du principe de ‘Mesure Compensatoire’. Le ‘test’ du système installé aujourd’hui confime l’absurdité et le danger accru de ce dernier. Ce n’est pas juste une demi-mesure, c’est une régression complète et une violation du principe de base de la sécurité dans notre milieu.

Notre mobilisation massive hier (saturation CNESST) et les failles que nous avons documentées aujourd’hui sont nos atouts. Restons unis et vigilants. Je vous invite à noter tout scénario où ce système serait défaillant.

J’espère que la direction nous informera des développement durant les vacances. Peu importe, je vais essayer de rester le plus informé et vous tenir au courant de ce qui passe . En attendant, il est de mon avis qu’aucun retour en classe avec les élèves ne devrait être envisagé tant qu’une solution sécuritaire, fiable et permanente n’est pas mise en place.

Prenez soin de vous. Notre lutte est légitime, nécessaire, et nous la menons ensemble pour la sécurité de tous.

Solidarité,

Auguste Caroni


2025-12-18

Bonsoir tout le monde,

Bravo et merci pour la force et unité dont nous avons fait preuve aujourd’hui !  En se mobilisant au point de saturer les lignes de la CNESST notre situation devient un dossier prioritaire. Nous avons réussi à prouver que notre alarme n’est pas isolée, mais unanime et fondée !

Bien que la rencontre se soit déroulée dans le calme, nos inquiétudes de fond n’ont pas semblé être pleinement entendues ni comprises. Leur proposition, un système à bouton manuel qui doit être maintenue appuyé pour barrer la porte montre un décalage total avec la réalité de notre travail et les risques que nous décrivons. Néenmoins, comme vous avez pu le lire dans le courriel d’Évelyne, le système sera installé dès demain dans une classe pour  »test ».

Notre présence n’est pas obligatoire et que personne ne sente coupable de vouloir rester à la maison. Mais c’est aussi notre seule chance de réellement tester les failles du système sans pression immédiate de crise. Ce test, c’est aussi l’occasion de monter un dossier technique solide et incontestable sur son inadéquation (ou pas).

Restons unis et fiers de la solidarité que nous avons construite !

Je vous tiens au courant.

Solidarité,

Auguste Caroni


2025-12-17

Bonsoir à tous,

Je vous écris parce que la situation que nous vivons est inacceptable ! Il est vraiment important de ne pas minimiser l’ampleur du mépris que notre direction générale nous a fais preuve. Ce n’est pas seulement une décision irresponsable… C’est un affront !

La décision de désactiver le système de puces magnétiques n’est pas une erreur de jugement, mais un acte conscient, pris en connaissance de la réalité violente et fugueuse de notre milieu. L’absence totale de concertation, d’analyse de risques, de mesures alternatives ou de plan de mitigation est une attaque pure et simple envers notre intégrité physique, mentale et intellectuelle.

Quand nous avons exercé un de nos droit fondamental, refuser un danger grave, la DGA est venue non pour nous aider ou supporter, mais pour essayer d’imposer. L’autorité vide face à notre alarme !

Et ils ferment l’école, non par prudence, mais par lâcheté. La fuite d’eau est un prétexte transparent… Ils préfèrent priver nos élèves d’une journée d’école à deux doigts des vacances plutôt que de reconnaître leur faute et de travailler avec nous. Ils ferment les portes pour éviter d’avoir à regarder dans les yeux les conséquences de leur décision.

La décision de désactiver notre système de sécurité n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’une dévalorisation systémique de l’éducation adaptée. C’est un mépris de notre expertise terrain et traite la sécurité des plus vulnérables comme une variable ajustable. En nous unissant pour refuser ce danger, nous défendons bien plus qu’un dispositif technique : nous réaffirmons la valeur non-négociable de notre mission et le besoin de reconnaissance pour notre milieu !

Prenez soin de vous ce soir. Restons unis. Notre force est dans notre collectif ! 🙂

P.S.: Pour le signalement à la CNESST, le numéro à joindre est le 1 844 838-0808 option 1